L’AÏKIDO est un art martial basé sur la non-violence, la non-opposition et l’utilisation de la force et de l’énergie du partenaire. Il ne fait pas appel à la force physique, et peut être pratiqué par chacun d’entre nous, enfant ou adulte.
L’AÏKIDO est une discipline éducative par excellence qui permet aux jeunes de s’exprimer pleinement.
Les possibilités offertes par la variété des techniques favorisent la recherche personnelle et développent l’esprit de logique et de simplicité : le pratiquant apprend la sincérité de l’action et le courage. De même, il apprend l’humilité engendrée par la pratique de tout art martial, il acquiert le respect et l’estime de soi-même et de l’autre (professeurs et partenaires).
L’initiation à l’AÏKIDO se fait par l’apprentissage des déplacements dans l’espace, puis des techniques de base. Le pratiquant acquiert le sens de l’équilibre et de la coordination et apprend peu à peu à maîtriser son corps, qui se développera de façon harmonieuse. La pratique améliore également l’endurance à l’effort physique.
Les principales techniques de l’AÏKIDO sont : dynamisme, contact, équilibre.
Les entraînements doivent permettre détente et décontraction mais aussi développer volonté et discipline, perfectionner les différentes perceptions sensorielles, l’activité motrice, la connaissance de l’image corporelle, la perception du geste.
Chacun peut pratiquer et évoluer à son propre rythme car l’esprit de compétition n’existe pas en AÏKIDO qui n’enseigne qu’une victoire : la victoire sur soi-même.
Non-violence, respect de l’autre.
Le terme AÏKIDO réunit trois concepts :
AI : union, intégrité, unité, …
KI : énergie, santé, humeur, …
DO : la voie, perspective à long terme (infini) dans laquelle se situe la pratique. L’AÏKIDO se distingue ainsi du sport (compétition, recherche de supériorité, …) et vise la réalisation de soi, l’élévation de ses capacités humaines.
C’est en effectuant la synthèse de toutes les techniques des arts martiaux et des réflexions philosophiques inspirées par les principes de la non-violence, que le Maître japonais Morihei UESHIBA (1883 – 1969) crée l’AÏKIDO.
Morihei Ueshiba, Créateur de l'Aïkido
Maître UESHIBA a défini en 1929 les principes de l’AÏKIDO en intégrant aux techniques des arts martiaux traditionnels les valeurs morales de l’être humain. En effet, la pratique de cette discipline non compétitive n’a pas pour objectif final la destruction de l’adversaire, ni même la dissuasion par la crainte, mais au contraire, un échange d’énergie propre à désamorcer l’agression et à évacuer la situation de conflit.
« Gagner ou Perdre, ou se Mesurer en Technique, n’est PAS le VRAI BUDO »
Lexique
Le DOJO : lieu de la voie, endroit privilégié de la pratique, imprégné de la culture Japonaise.
Les SALUTS : ces rituels ont pour but de montrer et d’éduquer une attitude juste du pratiquant dans sa recherche ; respect mutuel entre pratiquants et envers un idéal dont le professeur est l’intermédiaire.
La PRATIQUE : elle s’appuie sur des techniques codifiées. Leur connaissance n’est pas rigide et figée, elle peut donner lieu à des variations si l’on respecte les critères fondamentaux (placements, contrôle, adéquation au partenaire).
Toutes les techniques d’AÏKIDO s’inscrivent dans une série de mouvements circulaires destinés à rejeter toutes formes d’agressivité dans le vide. Ces mouvements sont exécutés à genoux, debout, à droite ou à gauche.
Outre ces techniques à mains nues, et pour donner plus de stabilité au cours, l’élève apprend l’art de manier le JO (bâton) et le BOKKEN (sabre de bois).
La progression se fait par degrés appelés « KYU », du 6ème au 1er Kyu. Ensuite, la ceinture noire (1er DAN) est décernée lors d’un examen technique devant une commission de hauts gradés.
L’histoire de l’Aïkibudo est intimement liée à la vie de son fondateur, Maître Alain FLOQUET.
La source technique de l’Aïkibudo est issue de la vaste et intense formation martiale du Maître Minoru Mochizuki, notamment le Judo et le Kendo. Toutefois, la pratique de Maître Alain Floquet , depuis 1963, a pris de plus en plus une forme en adéquation avec sa recherche qui se voulait traditionnelle, évolutive et pragmatique sous l’effet de ses expériences martiales et de celles de sa vie professionnelle. Maître Alain Floquet a écrit : « Sur le chemin du Budo, c’est avec le Kendo que j’ai vécu la plus importante expérience martiale de ma vie qui repose sur « la disponibilité mentale » ; l’esprit et la technique de cet art influencent grandement ma pratique du Katori Shinto Ryu et de l’Aïkibudo ». Voir La génèse de l’Aïkibudo.
En 1983, l’Aïkibudo fonde avec l’Aïkido la Fédération Française d’Aïkido, Aïkibudo et Affinitaires (FFAAA). Depuis, sous l’impulsion de maître Alain Floquet, cet art se développe dans le monde entier où il trouve de plus en plus d’adeptes. Puisant ses racines dans les écoles traditionnelles du patrimoine martial japonais, l’Aïkibudo dépasse le simple cadre de la pratique technique.
L’Aïkibudo est un Art Martial d’une remarquable efficacité. Il doit se pratiquer sans complaisance mais également sans brutalité. Le terme BU ne signifie pas « LA GUERRE », comme on l’entend dire trop souvent, mais « LA FORCE QUI PERMET LA PAIX ».
Les techniques sont nombreuses et chacune peut s’appliquer à un grand nombre d’attaques, ce qui multiplie les combinaisons possibles. Elles sont accessibles à tous, quel que soit l’âge ou le genre. Des cours adaptés sont proposés aux jeunes de moins de 15 ans, pour aller vers l’efficacité en tenant compte de la fragilité de leurs articulations.
L’Aïkibudoka porte une tenue blanche, de type judo, appelée KEIKOGI, ce qui signifie vêtement d’entraînement. Il porte également une ceinture blanche (pas de couleur suivant les grades, comme en Judo, par exemple).
Le pratiquant qui n’a pas encore atteint le 1er DAN est un KYU. Après le passage du 1er dan, il devient un YUDANSHA et porte alors un HAKAMA, sorte de jupe-pantalon traditionnelle, noire ou bleu foncé.
Pour ses débuts, le pratiquant apprend à se déplacer (taïsabaki), à chuter (ukemi) et se lance dans l’étude des éducatifs qui lui permettront quelques mouvements simples.
Trois principes fondamentaux peuvent être mis en oeuvre pour faire chuter :
Le plus répandu, consiste à porter une clé sur les articulations du partenaire et à lui laisser une seule solution pour fuir la douleur : la chute.
Essentiel, consiste à créer et accentuer le déséquilibre du partenaire jusqu’à ce qu’il chute. Le déséquilibre peut être obtenu par interposition de son propre corps (mouvement de hanche de type judo) ou par un simple mouvement en traction ou en poussée d’un bras, d’une épaule, etc.
Réservé aux pratiquants confirmés, il est une forme particulière du second. Il consiste à créer le déséquilibre du partenaire en se jetant au sol pour l’emmener par dessus soi en chute. Ce mouvement s’appelle un SUTEMI.
Dans le programme Aïkibudo, nous étudions et pratiquons, en complément de la pratique manuelle, le Katori Shintô Ryu traditionnel, issu de Maître Sugino Yoshio, ainsi que le Iaï Jutsu Yoseikan Shintô Ryu de cette école historique. Le Kobudo (« Art martial ancien ») se pratique, en France, en keikogi blanc jusqu’au 2ème kyu inclus. Une fois reçu à l’examen de 1er kyu, le pratiquant porte le hakama bleu nuit ou noir. A partir du 1er dan, il porte également une veste bleue ou noire.
Le Kobudo constitue l’une des composantes historiques de l’Aïkibudo et représente donc l’un de ses aspects traditionnels aux côtés de la pratique à mains nues ; comme elle, il se prête à des formes évolutives. Il recouvre des techniques de sabre japonais, appelé Katana, (Ken Jutsu et Iaï Jutsu), de Bo Jutsu, de Naginata Jutsu et de la Yari Jutsu entre autres.
Le Kinomichi s’adresse à tous, enfants, femmes et hommes sans limite d’âge. Le Kinomichi littéralement «voie de l’énergie» est un Budo et constitue donc une méthode d’éducation issue d’un art martial japonais. Il a été fondé en 1979 par Maitre Masamichi Noro, lui-même Uchi Deshi de Maître Morihei Ueshiba, fondateur de l’Aïkido.
Le Kinomichi reprend toutes les techniques de l’Aïkido. Comme son Maître Morihei Ueshiba avait créé l’Aïkido, Maître Masamichi Noro a poussé sa recherche jusqu’à la création du Kinomichi, le fondant sur la technique, les principes et la philosophie de l’Aïkido. Maître Masamichi Noro a codifié le Kinomichi en 16 formes de contact développées sur 7 niveaux d’initiations. Jo (canne), Bokken (sabre de bois), Tanken, Tessen et Ïaito sont intégrés à la pratique.
Dans le Kinomichi, tous les exercices se font dans un mouvement relationnel d’accueil et d’union avec la notion de contact. La réalisation du mouvement se fait harmonieusement, en respectant l’intégrité corporelle en bannissant toute notion de violence. Le contact s’exprime, entre autres, sous la forme d’une saisie ferme et pleine d’attention dans une poussée. Il est l’exigence d’une sincérité mutuelle. Il n’y a pas de domination d’un partenaire sur l’autre.
Pour les adultes de tous âges
Aucun prérequis n’est nécessaire pour commencer cette discipline. La particularité du Kinomichi est de permettre à chacun de développer, selon son propre rythme, des qualités physiques telles que souplesse, agilité, fluidité, capacités respiratoires… Une pratique régulière est nécessaire pour observer des progrès. Les exercices sont proposés dans le respect de l’anatomie fonctionnelle du mouvement afin de prévenir les risques de blessures. Tous les enseignant(e)s de Kinomichi doivent d’ailleurs suivre une formation de premiers secours et être titulaires, au minimum, du monitorat option Kinomichi délivré par la Fédération.
Outre une amélioration des qualités physiques, le Kinomichi est source de bien-être et d’esprit calme. Il permet de développer la relation à autrui, de s’harmoniser avec l’autre et surtout de se connaitre soi-même. La pratique apporte confiance en soi et permet d’apprendre à vivre une relation plus équilibrée avec l’autre.
Pour les enfants
Certains clubs accueillent les enfants, n’hésitez pas à demander à votre club une séance d’essai sans engagement, afin de savoir si le Kinomichi plaît à votre enfant.
Les petits +
Nous vous avons convaincu ? N’hésitez plus à trouver votre club le plus proche de chez vous ! Les enseignants de nos clubs affiliés seront ravis de vous accueillir.
Le Wanomichi de Daniel Toutain est une émergence directe de l’Aikido traditionnel d’Iwama enseigné par son Maître Morihiro Saito Sensei auquel a été ajouté une méthode complète nommée Kaizen Dosa. Composé d’un Yoga approprié, d’exercices préparatoires spécifiques avec partenaire et d’un kata spécial, le Kaizen Dosa apporte la synthèse et la maîtrise d’une biomécanique logique permettant de mieux maîtriser les techniques martiales d’Iwama. Le Wanomichi se singularise dans le monde de l’Aïki du fait de cette complémentarité entre le Kaizen Dosa et le programme complet Taijutsu – Bukiwaza (Aikiken et Aikijo) enseigné par Saito Sensei. En alliant Tradition et Modernité, le Wanomichi s’adapte ainsi aux besoins du monde d’aujourd’hui.
Le Takemusu Aiki de Takeji Tomita propose une approche globale du Budo qui accorde une importance dans le détail des mouvements des mains et du corps et de la centralisation d’un mouvement à trois dimensions dans une pratique volontairement martiale et de combat.
Laissant une large place au travail des armes et plaçant les techniques comme un outil de développement des principes et non comme une fin en soi, le Takemusu Aiki de Takeji Tomita est un approfondissement du travail du Fondateur et de l’école Iwama de Morihiro Saito Sensei.